César 2012

La compétition fût rude vu le niveau du cinéma français sur 2011...
Cinq très bons films: "L'exercice de l'Etat"; "The artist"; "La guerre est déclarée"; "Polisse" et "Le Havre"
Et un succès populaire: "Intouchables"
225 millions d'entrées pour le cinéma français cette année: un record... y'fallait aller voir des films hexagonaux en 2011...
Et le cru 2011 a tenu ses promesses... Si ce n'est pour le meilleur comédien... Omar Sy, désolé, ne fait pas el poids contre Dujardin ou Gourmette... mais voilà, il serait dit que le gros succès en salle ne partirait pas bredouille cette année... 2 grands comédiens en ont fait les frais... dommage

Meilleur film étranger... "Black Sawn", film honorable, n'avait aucune chance face à une concurrence faite de chef d'oeuvre... J'avais voté "Le gamin au vélo" des Dardenne, mais heureux tout de même que ce soit le magnifique film iranien "Une séparation" qui l'emporte... J'ai vu "Incendies" (le film canadien aussi nommé) cette semaine... Quelle claque!!! Dur d'encaisser une telle tragédie...

Oscar 2012

Gloire à "The artist"

En ce moment on parle beaucoup de lobbying des producteurs; mais il ne faut pas oublier la beauté d'un film rare sur lequel des producteurs ont pris des risques.

Faire un film muet et en noir et blanc comme un film dépoque et réussir le coup... Quel coup de maître!!!

Et puis, il faut voir la médiocrité de la production américaine actuelle qui lui a laissé le champ libre.

Cocasse: des français pour un film hommage aux pionniers du cinéma américain (The artist) en concurrence avec des américains pour un hommage au pionnier du cinéma français, Méliès (Hugo Cabret)

mardi 6 mars 2012

Miracle sur la 34ème rue







Ennuyeux



Un vieil hurluberlu remplace au pied levé le père noël d’une parade. Mais voilà, il dit être le vrai père noël. La fille de l’organisatrice, pragmatique, vient à avoir des doutes. Elle et sa mère vont tenter de prouver à tous qu’il est bien l’original.
Ce film, comme la vie est belle de Capra, fait partie du patrimoine de Noël des américains. Bien moins inventif et décalé, l’esprit conte de noël est inexistant. Décevant. Très souvent ce film paraît vieillot et semble nous présenter un documentaire sur les us et coutumes d’une époque révolue. De plus, ce film tourné au printemps sous le soleil et sans un brin de neige nous évoque peu noël. « La vie est belle » de Franck Capra lui est bien supérieur.
Notons que la jeune fillette n’est autre que Natalie Wood.
Ne perdez pas votre temps surtout que ce n’est plus l’époque de regarder un film de noël.



Sorti en 1947

jeudi 1 mars 2012

Même la pluie





Un message trop appuyé


Un jeune réalisateur débarque en Bolivie avec les comédiens et son producteur ; et un budget très limité, pour tourner un film sur la colonisation de Colomb en Amérique du sud. Budget limité, donc comédiens à 2 euros par jour. Celui retenu pour jouer le rôle titre des Indiens est aussi un militant engagé contre la privatisation de l’eau. Sa présence dans les manifestations risque de faire capoter le projet.
L’objectif du film est de faire percuter l’histoire coloniale passée avec les réalités coloniales du libéralisme d’aujourd’hui. Le réalisateur nous montre par des traits souvent trop grossiers que les opprimés et les oppresseurs sont toujours les mêmes à travers les siècles. Les trois personnages principaux afin d’aboutir à la démonstration souhaitée ne sont donc pas très convaincants et parfois caricaturaux. Reste à ce film ; la beauté des paysages et le combat des opprimés contre le pouvoir et ce à tout époque… Mais le combat n’est-il pas vain ?
Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de citer le Figaro à propos de ce film qui en fait une belle synthèse : « Il y a des maladresses, des lourdeurs dans sa réalisation et sa direction d'acteurs. Mais le sujet reste néanmoins fort avec le parallèle entre colonisation et mondialisation »


Sorti en 2011

lundi 27 février 2012

Faites le mur


Bel hommage au "street art"
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Bansky s’est fait une place de choix dans le « Street Art ». Tagger les murs est un forme d’expression reconnu artistiquement lorsqu’elle fait passer un message. Qu’est ce qui est le plus hideux ; certains bâtis ou des dessins sauvages sur les murs ? Peut-on faire passer un message avec ces crobars sauvages ?

Ignare en Street Art, ce film, dans sa première partie, a réhabilité chez moi ce qui me paraissait comme de la simple dégradation de biens publics. Tous ces artistes, souvent inconnus car hors la loi, avec des modes d’expression variés, offrent une vision du monde moderne et singulière. Voilà pour la première partie du film.

Par contre la seconde partie est plus brouillonne mais terriblement cinglante pour les critiques d’art, l’art contemporain et les bobos. Cà sent le règlement de compte et je m’y suis retrouvé. En effet dans l’art contemporain, certains artistes font appel à des chaudronnier, mettent en œuvre une équipe de 10 ouvriers pour une œuvre monumentale et débarquent avec un simple dessin. Le concept et faire travailler les autres est-il de l’art ? Ce film dénonce cette vision moderne de l’art trop conceptuel ou la confusion entre œuvre d’art et produit industriel est permanente. Bansky tire aussi une leçon de l’art devenu bien de consommation et de placement ; de fait la côte établie par des marchands d’art bobos et snobs permet à de la « m… » de se vendre et parfois bien. Le véritable street art se voulait pour in domesticable.

A voir… un pamphlet intéressant sur le commerce de l’art… une ode au street art, véritable expression artistique actuelle

Sorti en 2010

dimanche 26 février 2012

Diamants sur canapé


Élégance
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Holly, une jeune femme ravissante, à la recherche de l'amour mais surtout d'un bon parti va tomber sur un écrivain ravissant. Très peu argenté, tout comme elle, elle ne voie chez lui que le voisin. L'amour ou l'argent, voire les deux; cette quête est difficile pour cette jeune femme un peu paumée.

L'élégance, la grâce, la beauté et le côté ingénue d'Audrey Hepburn transcende le film. Elle est très classe dans ce film: les tenues et les chapeaux, son long porte cigarette, ces longs yeux de biche, son côté décidée mais surtout très vulnérable (un chat écorché vif tout comme son propre chat), sa manière d'arpenter les rues de New-York un croissant à la main ou de rêver sur un "Breakfast at Tiffany's". Il fallait bien la finesse de son jeu d'immense actrice pour soutenir le magnifique travail de Blake Edwards. Comment fait-il pour passer avec autant de subtilité du gag à l'émotion? La nostalgie, l'humour, la tendresse, l'élégance, la finesse; un film que j'ai plaisir à revoir parfois.

Et dire que c'est John Frankenheimer ("French Connection") qui devait le réaliser avec Marylin dans le rôle titre; Holly, mangeuse d'hommes, aurait certainement perdue son côté ingénue... encore que Marylin dans "La rivière sans retour" se débrouillait pas mal ; elle aurait ici repris sa guitare mais pour nous jouer « Moon river »… peut être çà aurait senti le réchauffer… merci le changement de casting. De fait, Blake Edwards appelé et Marylin commençant à sombrer dans l'alcool et la drogue, le casting fût changer... Et la lauréate de l'Oscar de la meilleure comédienne 7 ans plutôt fit un carton.

A voir... un avis très personnel

Sorti en 1961

jeudi 23 février 2012

La taupe


Du contenu et multitude de personnages...
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Tiré du roman d’espionnage de John Le Carré ; cette histoire narre la recherche d’une taupe (un agent des services secrets étrangers infiltré) au sein des hautes sphères des services secrets anglais durant le début des années 70’s.

La vie d’espion n’est pas de tout repos : infiltrations, écoutes, planques, méfiance à tous niveaux,… Au milieu de ce panier de crabes, un des hauts dignitaires à la retraite forcée reprend du service pour traquer l’agent double. Les histoires d’espions anglais ou communistes se succèdent et s’entrechoquent pour former une intrigue complexe et haletante. Complexe, le mot n’est pas faible pour qualifier une histoire à tiroirs et à personnages innombrables. Spectateurs fatigués, passés votre chemin, il vous faudra de une attention prononcée pour dénouer tous les fils de ce scénario et apprécier à sa juste valeur ce récit reflet d’une époque révolue. Gary Oldman y tient un rôle fort tout en retenu et en nuance.

Au-delà, d’un scénario attractif mais ayant comme simple faiblesse de nous révéler trop tôt l’identité de la taupe. C’est au niveau de la mise en scène que le travail est remarquable. Sans effet, sans cascade et sans course poursuite, donc bien loin de « James Bond », le réalisateur joue du cadrage avec une efficacité saisissante aussi bien dans les scènes intimistes que dans les scènes d’espionnage pur. Les mouvements des acteurs dans le cadre une grande réussite : la première scène témoigne de cette exigence.

A voir impérativement pour tout spectateur reposé et attentif.

Sorti en 2012

Delicatessen


Dreyfus en boucher... truculent
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Dans une France hors de tout époque, ravagée par on ne sait quel cataclysme, survit un immeuble peuplé d’étranges et personnes et tenu surtout par un boucher lugubre tenant commerce au rez de chaussée. Delicatessen : l’enseigne de la boucherie.

Le boucher, c’est Jean Claude Dreyfus, révélé au grand public par ce rôle de boucher terrifiant, sale et fantasque. Il porte le film, ce rôle de monstre sale moche et méchant va ensuite longtemps lui coller à la peau ; mais quel prestation d’acteur. Autour de lui, dans ce palais des horreurs qu’affectionne tant Jeunet et Caro, on trouve d’autres acteurs fantastiques : Dominique Pinon, Karin Viard,…

Et puis la patte Jeunet/Caro se retrouve partout : les couleurs sepia, la galerie des horreurs, le sens du détail de la scène, les plans machiavéliques proche du dessin animé (Bip Bip et le Coyote, Titi et Gros minet,… très proche des scènes de suicide ratées…), un humour particulier,… La scène du lit à ressort que l’on retrouvera aussi dans Amélie ainsi que les plans machiavéliques sont très inventives. Ce film à sa sortie fût un véritable OVNI ; aujourd’hui, il a perdu de sa nouveauté mais garde son cachet particulier.

Le point faible réside dans la dernière demi heure : l’affrontement finale avec les troglos. Tant attendu, le finish n’est pas à la hauteur du reste ; quelle déception.

Les amateurs de Jeunet/Caro verront ce film avec plaisir… Revoyez alors aussi « La cité des enfants perdus », tellement proche de celui là.

Sorti en 1991

mardi 14 février 2012

Assurance sur la mort


Polar à l'ancienne
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Un courtier en assurance tombe sous le charme de l’épouse d’un riche homme. Parti pour vendre des assurances autos, il se retrouve à vendre une assurance vie de manière crapuleuse et, ensorcelé par la belle, à échafauder un plan macabre pour contenter la belle…. Mais il ne récoltera ni l’argent ni la belle, mais que des malheurs…

Comme dans un Hitchcock, Billy Wilder dévoile dès le début le terme de l’histoire. Mais ce film souvent trop bavard n’a pas la puissance des films du maitre du suspens Ce crime soit disant parfait n’égale pas le film du même nom. Prévisible et cousu de fil blanc, l’intrigue ne nous tient pas toujours en haleine. Trop classique à mon goût jusque dans les décors du LA des 30’s (stores vénitiens,…). Billy Wilder, grand cinéaste américain de l’âge d’or du cinéma américain a surtout marqué les esprits par ses comédies.

Un film pas indispensable…

Sorti en 1944

vendredi 10 février 2012

Le premier cri






Démagogique



Durant 24 heures, on suit des couples et des femmes sur le point d’accoucher sur toute la planète. Faire partager cette magnifique expérience, unique, au plus grand nombre.
Mais ce film se révèle très vite insupportable. Le message du réalisateur est tellement orienté. Oh comme il est idyllique d’accoucher naturellement dans des endroits magiques et de partager ce moment exceptionnel dans un cocon exceptionnel. Oh comme la seule maternité que l’on nous montre est insupportable de bruit, d’odeur, d’inhumanité. Ce parti pris romantique est insupportable. Ce film s’inscrit parfaitement dans la logique actuelle qui veut que les médecines traditionnelles soient décriées au profit des médecines douces, asiatiques etc… Notre espérance de vie exceptionnelle, notre taux de mortalité infantile très basse reposent sur les progrès de la médecine allopathique ; on tend à l’oublier… La canadienne qui dit : « mais les femmes ont toujours accouchés ainsi »… Le réalisateur lâche que très brièvement une phrase sur les bien faits de la médecine ; mais nous inflige une scène intolérable.
Description : une femme accouche tout sourire sur une plage paradisiaque entourée des siens avec une musique douce. Scène suivante : ville bruyante du Vietnam, 2 roues à profusion, personnes masqués, pollution ; puis on entre dans une maternité, musique désagréable, cri, visages tirés et souffrants, hygiène limite. Puis on revient sur la plage, le paradis. La seule maternité que l’on nous montre est désagréable.
Ne pas voir ce film tellement il manque d’objectivité.


Sorti en 2007

mercredi 8 février 2012

Le premier jour du reste de ta vie





Comme la chanson de Daho


Une vie de famille de la naissance des 3 enfants jusqu'à un évènement tragique: les joies, les peines, les disputes, les décès, les moments forts,... Avec des flashbacks en nombre, toute notre époque passe devant nos yeux. Donc pour qui comme moi aime la nostalgie et la mélancolie, cette storiette n'est pas dénuée de charme. Le charme écarté, reste un film lourd, avec des grosses ficelles et de trop gros clichés pour tenir la longueur. Tous les évènements sont d'un prévisible affligeant et naissent de situations tirées par les cheveux. Le tout donne un film léger sans relief à sirotter sans rien attendre et en déconnectant partiellement le cerveau afin de ne pas trop sortir du scénario.


Sorti en 2008

lundi 6 février 2012

No country for the old men


Intense et terriblement inventif
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Un carnage dans le desert sur fond de trafic de drogues. Un gars passe par là et embarque une malette pleine de biftons. Dans la nuit, il décide de retourner sur les lieux pour une bonne action. Et là démarre une course poursuite au rythme des Coen, rien de spectaculaire et un rythme cool, entre ce pauvre gars, un tueur singulièrement dérangé, un shérif désabusé mais clairvoyant,… Une galerie de personnage improbable et plus singuliers les uns que les autres comme les affectionnent les frères Coen.
Les longs dialogues absurdes sont délicieux tout comme les longs silences ou la conversation binaire d’Anton. Javier Bardem campe là un personnage hors du commun avec une maestria incroyable. Froid et glaçant, ce thriller à la mode Coen fait très souvent sourire ; un humour tout en décalage de situation et surtout d’écriture dont ils sont les seuls dépositaires… Toujours entre rire et tristesse. J’adhère à 1000%. Et puis la qualité de la mise en scène, aussi bien pour photographier les grands espaces que pour filmer une conversation dans un espace réduit entre 2 personnages… même dans ces scènes close up, il y a de l’action, très fort. Enfin, la voie off du début en vient à presque faire oublier l’entâme du aussi excellentissime « The big Lebowski ».
Proche d’un de leur premier « Fargo », on retrouve des personnages très proches, une course poursuite à 2km/h délectable… Si vous avez aimé Fargo, celui-ci est encore plus punchy, plus original, plus osé et plus moderne… Vous allez adorer.
A noter qu’il s’agit de l’adaptation d’un bouquin du fameux Cormak Mc Carthy.
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Sorti en 2008