César 2012

La compétition fût rude vu le niveau du cinéma français sur 2011...
Cinq très bons films: "L'exercice de l'Etat"; "The artist"; "La guerre est déclarée"; "Polisse" et "Le Havre"
Et un succès populaire: "Intouchables"
225 millions d'entrées pour le cinéma français cette année: un record... y'fallait aller voir des films hexagonaux en 2011...
Et le cru 2011 a tenu ses promesses... Si ce n'est pour le meilleur comédien... Omar Sy, désolé, ne fait pas el poids contre Dujardin ou Gourmette... mais voilà, il serait dit que le gros succès en salle ne partirait pas bredouille cette année... 2 grands comédiens en ont fait les frais... dommage

Meilleur film étranger... "Black Sawn", film honorable, n'avait aucune chance face à une concurrence faite de chef d'oeuvre... J'avais voté "Le gamin au vélo" des Dardenne, mais heureux tout de même que ce soit le magnifique film iranien "Une séparation" qui l'emporte... J'ai vu "Incendies" (le film canadien aussi nommé) cette semaine... Quelle claque!!! Dur d'encaisser une telle tragédie...

Oscar 2012

Gloire à "The artist"

En ce moment on parle beaucoup de lobbying des producteurs; mais il ne faut pas oublier la beauté d'un film rare sur lequel des producteurs ont pris des risques.

Faire un film muet et en noir et blanc comme un film dépoque et réussir le coup... Quel coup de maître!!!

Et puis, il faut voir la médiocrité de la production américaine actuelle qui lui a laissé le champ libre.

Cocasse: des français pour un film hommage aux pionniers du cinéma américain (The artist) en concurrence avec des américains pour un hommage au pionnier du cinéma français, Méliès (Hugo Cabret)

jeudi 23 février 2012

Delicatessen


Dreyfus en boucher... truculent
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Dans une France hors de tout époque, ravagée par on ne sait quel cataclysme, survit un immeuble peuplé d’étranges et personnes et tenu surtout par un boucher lugubre tenant commerce au rez de chaussée. Delicatessen : l’enseigne de la boucherie.

Le boucher, c’est Jean Claude Dreyfus, révélé au grand public par ce rôle de boucher terrifiant, sale et fantasque. Il porte le film, ce rôle de monstre sale moche et méchant va ensuite longtemps lui coller à la peau ; mais quel prestation d’acteur. Autour de lui, dans ce palais des horreurs qu’affectionne tant Jeunet et Caro, on trouve d’autres acteurs fantastiques : Dominique Pinon, Karin Viard,…

Et puis la patte Jeunet/Caro se retrouve partout : les couleurs sepia, la galerie des horreurs, le sens du détail de la scène, les plans machiavéliques proche du dessin animé (Bip Bip et le Coyote, Titi et Gros minet,… très proche des scènes de suicide ratées…), un humour particulier,… La scène du lit à ressort que l’on retrouvera aussi dans Amélie ainsi que les plans machiavéliques sont très inventives. Ce film à sa sortie fût un véritable OVNI ; aujourd’hui, il a perdu de sa nouveauté mais garde son cachet particulier.

Le point faible réside dans la dernière demi heure : l’affrontement finale avec les troglos. Tant attendu, le finish n’est pas à la hauteur du reste ; quelle déception.

Les amateurs de Jeunet/Caro verront ce film avec plaisir… Revoyez alors aussi « La cité des enfants perdus », tellement proche de celui là.

Sorti en 1991

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