
Dreyfus en boucher... truculent
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Dans une France hors de tout époque, ravagée par on ne sait quel cataclysme, survit un immeuble peuplé d’étranges et personnes et tenu surtout par un boucher lugubre tenant commerce au rez de chaussée. Delicatessen : l’enseigne de la boucherie.
Le boucher, c’est Jean Claude Dreyfus, révélé au grand public par ce rôle de boucher terrifiant, sale et fantasque. Il porte le film, ce rôle de monstre sale moche et méchant va ensuite longtemps lui coller à la peau ; mais quel prestation d’acteur. Autour de lui, dans ce palais des horreurs qu’affectionne tant Jeunet et Caro, on trouve d’autres acteurs fantastiques : Dominique Pinon, Karin Viard,…
Et puis la patte Jeunet/Caro se retrouve partout : les couleurs sepia, la galerie des horreurs, le sens du détail de la scène, les plans machiavéliques proche du dessin animé (Bip Bip et le Coyote, Titi et Gros minet,… très proche des scènes de suicide ratées…), un humour particulier,… La scène du lit à ressort que l’on retrouvera aussi dans Amélie ainsi que les plans machiavéliques sont très inventives. Ce film à sa sortie fût un véritable OVNI ; aujourd’hui, il a perdu de sa nouveauté mais garde son cachet particulier.
Le point faible réside dans la dernière demi heure : l’affrontement finale avec les troglos. Tant attendu, le finish n’est pas à la hauteur du reste ; quelle déception.
Les amateurs de Jeunet/Caro verront ce film avec plaisir… Revoyez alors aussi « La cité des enfants perdus », tellement proche de celui là.
Sorti en 1991
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